26.09.2009
Le Communiqué Officiel du G20
Les chefs d'Etat et de gouvernement du G20, réunis depuis la veille à Pittsburgh, ont achevé vendredi leurs discussions et ont publié un communiqué final dont voici le préambule traduit de l'anglais.
Nous nous réunissons en ce moment crucial de transition entre la crise et la reprise pour tourner la page d'une ère d'irresponsabilité et adopter un ensemble de mesures, de règles et de réformes nécessaires pour répondre aux besoins de l'économie mondiale du XXIème siècle.
Lors de notre dernière rencontre en avril, nous étions confrontés au plus grand défi pour l'économie mondiale qu'ait connu notre génération.
La production mondiale reculait à un rythme sans précédent depuis les années 30. Le commerce s'effondrait. Les emplois disparaissaient rapidement. Nos concitoyens craignaient que le monde ne soit au bord d'une dépression.
Nos pays avaient alors décidé de faire tout ce qui était nécessaire pour assurer la reprise, remettre en état nos systèmes financiers et préserver les flux mondiaux de capitaux.
Cela a marché. "Nous ne cesserons pas nos efforts tant que l'économie mondiale n'aura pas retrouvé sa pleine santé "
Notre réponse énergique a contribué à stopper la chute dangereuse de l'activité mondiale et à stabiliser les marchés financiers. La production industrielle augmente à présent dans presque toutes nos économies. Le commerce international commence à se rétablir. Nos institutions financières mobilisent les capitaux nécessaires, les marchés financiers se montrent prêts à investir et à prêter, et la confiance est en hausse.
Aujourd'hui, nous avons passé en revue les progrès accomplis depuis le sommet de Londres en avril. Les engagements que nous avons pris au niveau national pour rétablir la croissance ont constitué le soutien budgétaire et monétaire le plus vaste et le mieux coordonnée de tous les temps. Nous avons agi ensemble pour augmenter radicalement les ressources nécessaires afin de stopper la diffusion de la crise à l'ensemble du monde. Nous avons pris des mesures pour remettre en état le système de régulation et nous avons commencé à mettre en oeuvre des réformes radicales afin de réduire le risque que des excès financiers ne déstabilisent à nouveau l'économie mondiale.
Le sentiment de retour à la normalité ne doit pas nous conduire à un excès de confiance.
Le processus de reprise et de remise en état reste incomplet. Dans de nombreux pays, le chômage reste à un niveau inacceptable. Les conditions d'une reprise de la demande privée ne sont pas encore totalement réunies. Nous ne cesserons pas nos efforts tant que l'économie mondiale n'aura pas retrouvé sa pleine santé et que les travailleurs partout dans le monde n'auront pas trouvé un emploi décent.
Nous nous engageons aujourd'hui à poursuivre notre intervention énergique jusqu'à ce qu'une reprise durable soit assurée. Nous agirons pour faire en sorte que le retour de la croissance s'accompagne de la création d'emplois. Nous éviterons toute suppression prématurée des incitations.
Parallèlement, nous préparerons nos stratégies de sortie de crise et, lorsque le moment sera venu, nous cesserons notre soutien exceptionnel de manière coordonnée et coopérative, en honorant notre engagement en matière de responsabilité budgétaire.
Alors même que l'action en faveur de la reprise se poursuit, nous nous engageons à adopter les politiques nécessaires pour jeter les fondements d'une croissance forte, durable et équilibrée au XXIème siècle. Nous reconnaissons que nous devons agir avec détermination pour surmonter les effets de cette grave crise économique mondiale et pour aider nos concitoyens à faire face aux conséquences de cette crise. Nous voulons une croissance sans cycles d'expansion et de ralentissement extrêmes, et des marchés qui encouragent la responsabilité et non l'inconscience.
Aujourd'hui, nous sommes convenus
- de lancer un cadre qui définisse les politiques et la manière dont nous agirons ensemble pour parvenir à une croissance mondiale forte, durable et équilibrée. Nous avons besoin d'une reprise durable qui crée les emplois de qualité qu'attendent nos concitoyens.
Nous devons passer de sources publiques à des sources privées de la demande, instaurer un modèle de croissance plus durable et plus équilibrée dans tous les pays et réduire les déséquilibres de développement. Nous nous engageons à éviter les cycles déstabilisateurs d'expansion et de ralentissement extrêmes dans le domaine du crédit et du prix des actifs et à adopter des politiques macroéconomiques qui encouragent une demande mondiale adéquate et équilibrée, de manière compatible avec la stabilité des prix.
"Une croissance forte, durable et équilibrée"
Nous ferons également des progrès décisifs sur les réformes structurelles qui favorisent la demande privée et renforcent le potentiel de croissance à long terme.
Notre Cadre pour une croissance forte, durable et équilibrée est un pacte qui nous engage à travailler ensemble pour évaluer mutuellement la compatibilité de nos politiques, à déterminer si elles forment un ensemble cohérent, avec des trajectoires plus durables et plus équilibrées de la demande et de l'offre, des réserves, de la dette, du crédit et de la balance des paiements et à agir si nécessaire pour honorer nos engagements communs.
- de veiller à ce que nos systèmes de régulation des banques et des autres établissements financiers contiennent les excès qui ont conduit à la crise. Là où l'inconscience et l'absence de responsabilité ont entraîné la crise, nous n'autoriserons pas un retour aux pratiques bancaires antérieures
Nous nous sommes engagés à agir ensemble pour élever les normes en matière de capitaux, pour mettre en oeuvre des normes internationales strictes en matière de rémunérations afin de mettre un terme aux pratiques qui entraînent une prise de risques excessive, pour améliorer le marché de gré à gré des produits dérivés et pour créer des instruments plus puissants pour assurer que les grandes sociétés multinationales assument la responsabilité des risques qu'elles prennent. Les normes applicables aux grands établissements financiers multinationaux doivent être à la mesure du coût que représente leur faillite. Nous nous sommes fixé un calendrier strict et précis pour l'ensemble de ces réformes.
-de réformer l'architecture mondiale pour répondre aux besoins du XXIème siècle. Après cette crise, les acteurs essentiels doivent devenir des parties prenantes et s'investir pleinement dans nos institutions pour nous permettre de coopérer afin de jeter les fondements d'une croissance forte, durable et équilibrée.
Nous avons désigné le G20 comme étant le forum prioritaire de notre coopération économique internationale. Nous avons créé le Conseil de stabilité financière qui inclut les grandes économies émergentes et nous nous félicitons des efforts qu'il déploie pour coordonner et suivre les progrès du renforcement de la régulation financière. Nous avons pris l'engagement d'un transfert de quotes-parts au profit des pays émergents et en développement dynamiques d'au moins 5% depuis les pays sur-représentés vers les pays sous-représentés en utilisant la formule actuelle des quotes-parts comme la base de notre travail. Nous sommes convenus d'augmenter significativement les droits de vote des pays en développement et en transition sous-représentés à la Banque mondiale. Nous invitons une Banque mondiale réformée à jouer un rôle moteur pour répondre aux problèmes dont la nature exige une action coordonnée à l'échelle mondiale, tels que le changement climatique et la sécurité alimentaire.
-de prendre de nouvelles mesures pour accroître l'accès des plus démunis à la nourriture, aux combustibles et au financement tout en mettant un frein aux sorties illicites de capitaux. Les mesures visant à réduire les écarts de développement peuvent être un moteur puissant de la croissance mondiale.
Plus de quatre milliards de personnes sont toujours insuffisamment instruites, mal dotées en capitaux et en technologies et insuffisamment intégrées dans l'économie mondiale. Nous devons travailler ensemble pour réaliser les changements concrets et institutionnels nécessaires afin que la productivité et les niveaux de vie des pays en développement et émergents se rapprochent plus vite de ceux des pays industrialisés. Pour commencer, nous demandons à la Banque mondiale de mettre en place un nouveau fonds fiduciaire à l'appui de la nouvelle initiative sur la sécurité alimentaire au profit des pays à faible revenu, qui a été annoncée l'été dernier. Nous augmenterons, sur une base volontaire, le financement des programmes destinés à fournir une énergie propre à un coût abordable, tel que Programme de développement accéléré des énergies renouvelables (SREP)
-d'éliminer progressivement et de rationaliser à moyen terme les subventions inefficaces aux combustibles fossiles tout en apportant une aide ciblée aux plus démunis. Les subventions inefficaces accordées aux combustibles fossiles encouragent la surconsommation, restreignent notre sécurité énergétique, font obstacle à l'investissement dans des sources d'énergie propre et portent atteinte aux efforts de lutte contre le changement climatique;
Nous demandons à nos ministres de l'énergie et des finances de nous rendre compte à notre prochaine réunion de leurs stratégies et de leur calendrier de mise en oeuvre afin d'honorer cet engagement essentiel.
Nous encouragerons la transparence sur les marchés de l'énergie et la stabilité des marchés dans le cadre de nos efforts plus larges destinés à éviter une volatilité excessive.
-de maintenir notre ouverture et de nous diriger vers une croissance plus verte et plus durable.
Nous lutterons contre le protectionnisme. Nous avons pris l'engagement de faire aboutir le cycle de Doha en 2010.
Nous ne ménagerons pas nos efforts pour trouver un accord à Copenhague lors de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques de Copenhague.
Nous accueillons chaleureusement le rapport du président du Sommet de Londres que nous avions demandé lors de notre dernière réunion.
Enfin, nous sommes convenus d'organiser un Sommet au Canada en juin 2010 et en Corée en novembre 2010. Nous entendons nous réunir chaque année par la suite et nous réunirons en France en 2011."
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12.07.2009
Conférences de presse au sommet du G8 à l'Aquila
Lors de la conférence de presse du 8 juillet au sommet du G8, le chef de l'Etat a évoqué quatre constats sur lequels les états membres se sont mis d'accord
"Le premier constat c’est que bien qu’il y ait des signes de stabilisation, la crise économique n’est pas finie. Cela a été une analyse unanime des membres du G8.
Le deuxième constat, c’est que nous devons mettre en oeuvre les plans de relance que nous avons décidés. Il n’est certainement pas temps de relâcher notre effort. Aujourd’hui, la priorité c’est de retrouver le chemin de la croissance économique et d’engager tous ensemble les plans de relance pour
retrouver la croissance. Bien sûr, la question de la sortie de crise et des déficits se posera mais quand nous aurons retrouvé la croissance.
Le troisième constat, c’est que nous avons fait cette analyse unanime : quand nous avons coordonné nos efforts au service d’une véritable ambition économique, on a réussi.
Le quatrième constat, c’est la vigilance. Nous adressons un message très clair aux banques qui recommenceraient à mettre en place un système de bonus extravagants et penseraient qu’on peut continuer après la crise comme c’était avant. Nous sommes un certain nombre de dirigeants qui ne
l’accepterons pas. "
Le G8 s’engage à limiter le réchauffement climatique à 2 degrés par
rapport à l’air pré-industrielle, à 80% de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050
Lors de celle du 9 juillet, il a rappelé qu'il était nécessaire de parvenir à une réforme de la gouvernance mondiale
Il a rappelé que Le G14 a décidé de limiter le réchauffement climatique à 2 degrés, ce qui est une première; et l'objectif de 50% de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050 dans le monde entier.
Retrouvez les interventions en vidéo ici :
http://elysee.fr/webtv/mis
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22.05.2009
2éme édition du Forum mondial sur l'Union pour la Méditerranée (UPM)
Je vous signale le 2éme édition du Forum mondial sur l'Union pour la Méditerranée (UPM), prévu du 27 au 29 mai à Fès
http://www.ville2fes.com/n
Quelque 400 personnalités de renommée internationale, dont des acteurs politiques, des décideurs et des hommes de la culture, représentant les pays du pourtour méditerranéen, prendront part à la 2éme édition du Forum mondial sur l'Union pour la Méditerranée (UPM), prévu du 27 au 29 mai à Fès.
Initiée sous le signe "UPM : Quel bilan pour quelles perspectives ?", cette deuxième édition sera une occasion pour les décideurs des deux rives de la Méditerranée d'approfondir la réflexion sur l'espace méditerranéen.
D'après M. Abdelhak Azzouzi, directeur du Centre marocain interdisciplinaire des études stratégiques et internationales (CMIESI), organisateur de l'événement, les participants tenteront de définir "les lignes directrices pour un avenir commun, un projet de civilisation, de nouveaux rapports Nord-Sud, et un authentique dialogue afin de faire de la zone un réel laboratoire de co-développement, où la liberté de circulation des hommes, la sécurité et la prospérité peuvent être pensées en partenariat".
Le Forum de Fès, devenu un rendez-vous annuel et une plate-forme de réflexion et de maturité d'idées, milite pour une réelle communauté méditerranéenne et une Méditerranée du monde, précise le directeur du CMIESI, qui relève que la rencontre va débattre des paradoxes économiques, sociaux, culturels et politiques.
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24.03.2009
Tunisie : L'anticyclone de l'Europe
Au carrefour des civilisations et des religions, la Tunisie fête, jour férié, ce 21 mars « SA JEUNESSE » celle dont le Président Ben ALI dit « que les générations successives de jeunes sont la richesse d'un pays »... de tous les pays.
Eva ROY, Présidente du Parti Radical de JL BORLOO a participé à cette fête d'HAMMAMET ville Tunisienne jumelé à NEVERS.
Au programme, après l'accueil et le mot de bienvenue du maire, visite du marché traditionnel, puis dégustation des vins, couscous et merguez grillées, cueillette des oranges maltaises de la Tunisie, suivie de l'élection de Miss Printemps et la fabuleuse fantasia.
Outre l'urbanisation galopante et l'extension de YASMINE HAMMAMET, l'on peut dire, tout comme l'a souligné le Président SARKOZY sur l'action du Président Ben ALI, qu'après son indépendance en 1957, la TUNISIE n'a pas cessé de regarder vers l'occident et qu'elle a très bien su gérer et stabiliser sa liberté, tout en gardant sa dignité. Ce pays, en effet le plus pauvre du Magreb, consacre en partie son budget aux ressources humaines, ce qui explique son accueil généreux et humble, ouvert au tourisme du monde entier.
Souhaitons que politiquement et humainement, pour l'avenir, en tissant des liens pour l'union de la méditerranée, la TUNISIE reste l'anticyclone de l'EUROPE.
Eva ROY
19:36 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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15.01.2009
Le silence et l'indifférence sont aujourd'hui coupables
Que les grands élus fassent entendre leur voix.
Le drame du proche orient ne peut laisser indifférent personne et l’exigence d’un cessez le feu, afin que toutes les armes se taisent, d’un coté comme de l’autre, devrait préoccuper chaque citoyen français. Plus que jamais il faut réaffirmer le droit évident d'Israël à l'existence et à la sécurité, et le droit des Palestiniens à disposer enfin d'un pays libre, ce concept étant à l'opposé de la prison à ciel ouvert de la bande de Gaza.
Nous saluons l'action diplomatique qui vise à trouver une solution qui, chacun le sait bien au fond, ne saurait être très éloignée de la résolution 242 des Nations Unis, le retour aux frontières de 67. Nous saluons les efforts de la France en ce sens et en particulier l'action de Nicolas Sarkozy.
De même devrait-il y avoir une véritable exigence, exprimée fortement, pour que le conflit entre Israël et le Hamas ne soit pas importé en France. Nous sommes en République et chaque citoyen doit être respecté en tant que tel et non pas considéré ni traité comme appartenant à une communauté. Nous ne redirons jamais assez combien le communautarisme est contraire à nos valeurs fondamentales.
Depuis quelques jours des événements difficilement supportables se sont déroulés en France et d’autres sont prévisibles, voire annoncés.
Certaines manifestations extrémistes, les drapeaux marqués de croix gammées et brûlés, les cocktails molotov lancés contre des lieux de culte, les inscriptions et tags à caractère raciste, les appels à la haine, les violences liées à des manifestations avec destructions de vitrines de magasins, les agressions verbales ou physiques avec l'origine supposée des victimes comme seule raison, tout cela crée un climat de tension insupportable et inadmissible dans notre pays, patrie des droits de l’homme.
En même temps il est urgent de redire qu’aucun amalgame ne doit être fait entre des extrêmistes ou des casseurs et l’ensemble de toute une catégorie de notre population. Autant les manifestations dignes, exprimant des sentiments humains compréhensibles, sont normales et respectables, autant tout excès et toute violence doivent être sévèrement bannis et interdits.
Face à ce climat, face à ce qu’éprouvent tous nos concitoyens, nous tenons à exprimer notre surprise, confinant à la stupéfaction, devant le silence de trop de nos grands élus.
Certes il y a eu un appel de Strasbourg « autour » du maire de la ville, signé par des responsables de toutes origines politiques, religieuses, sociales. Certes il y a çà et là les appels de responsables associatifs refusant les débordements. Ce sont des exemples de ce qui peut être fait, il faut aller plus loin, prolonger les appels à "ne pas importer le conflit" lancés par Michèle Alliot-Marie et aujourd'hui même par Nicolas Sarkozy. C'est l'affaire de tous, et d'abord de tous les élus du peuple.
Les Français attendent que des positions républicaines fortes soient exprimées, et que le rejet du communautarisme soit plus que jamais la règle.
Il ne faut pas que cette guerre, alimentée par les haines tenaces, favorisée par les circonstances politiques internationales (élections proches en Israël, en Iran, phase transitoire aux Etats-Unis, changement de présidence de l'Europe) se transporte en France, dans la rue.
C’est pourquoi nous en appelons à tous les parlementaires, à tous les présidents de grandes collectivités, pour que, face aux violentes tensions qui s’expriment quasi quotidiennement, l’esprit républicain soit réaffirmé fortement et soit traduit dans les faits de notre vie quotidienne. Cela passe sans aucun doute aussi par un effort pédagogique, il est grand temps de s'y atteler.
Plus que jamais, le silence et l’indifférence sont aujourd’hui coupables.
Robert GROSSMANN
Jean-Noël AMADEI
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