03.02.2012
Consensus autour de la suppression des postes d'enseignants à Nevers.
Les syndicats de l'enseignement se mobilisent contre la suppression des postes d'enseignants et d'écoles à Nevers et dans la Nièvre. Ils ont raison.
Ces suppressions sont-elles cependant seulement l'unique conséquence de mesures de rigueur budgétaires ? Le penser relève de la facilité.
D'abord parce que jamais aucune donnée statistique n'a été fournie par la municipalité sur les 50 derniers années quant au nombre de classes et d'élèves dans les différentes écoles maternelles et primaires de la ville. Seule une étude d'ensemble serait à même de nous permettre de tirer des conclusions.
En attendant ces éléments maintes fois demandés par l'opposition, plusieurs constatations s'imposent.
L'évolution démographique de Nevers et du départemental est négative. La ville de Nevers est passée de plus de 40 000 habitants en 1999 à 37 470 habitants en 2009. Cette baisse démographique impacte très fortement le nombre de classes et d'élèves à Nevers.
A cet aspect, s'est ajoutée une décision discutable de la municipalité de Nevers d'empêcher les enfants des communes voisines de s'inscrire dans les écoles de la ville. Didier Boulaud et son successeur ont toujours considéré que la prise en charge d'enfants venant de l'extérieur lorsque les parents n'habitaient pas Nevers était une charge et non une richesse pour la ville. Ce n'est pas l'avis de l'opposition.
La création de l'ADN, compétente en matière de développement économique, n'a eu aucune conséquence positive sur notre cité . Elle n'a pas permis d'enrayer notre déclin. Car, il faut bien l'avouer : rien n'est fait pour attirer les habitants .
La Nièvre a des difficultés, nul ne l'ignore. Nous faisons partie des départements aidés par l'Etat précisément en raison de nos difficultés. La rallonge budgétaire de 6 millions d'euros cette année au Département le démontre s'il en était besoin.
Et c'est précisément parce que notre département est considéré comme un département qui a besoin d'aide que, s'agissant du nombre d'enseignants, le taux d'encadrement y est plus élevé qu'ailleurs dans la Région Bourgogne. La Côte d'Or et la Saône et Loire en matière de suppressions de postes ont en effet été légèrement sacrifiées au profit des départements de l'Yonne et surtout de la Nièvre, considérés comme plus" ruraux".
Carole BOIRIN,
Conseillère municipale UMP
15:02 Écrit par UMP 58 dans Nevers, UMP58 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
Facebook | |
Imprimer |




Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://ump58.hautetfort.com/trackback/4585412
Écrire un commentaire