28.10.2009
Polémique sur la Présidence Française de l’Union Européenne
La France (Ministère des Affaires Etrangères et Européennes) avait engagé un montant de crédits de 178,9 M€ pour financer la Présidence Française de l’Union Européenne en se référant au coût de la présidence allemande de janvier à juin 2007 (180 M€). En fait la dépense totale n’a été que de 151 M€.
La Cour des Comptes dans son rapport (p. 2) note d’ailleurs que « l’organisation et le pilotage de la présidence française de 2008 ont été plus satisfaisants que ceux, sévèrement critiqués par la Cour, de la présidence de 2000 ».
Si le coût de la PFUE a été supérieur à celui d’autres présidences récentes de « petits pays » ce n’est pas une comparaison valable : la France (comme l’Allemagne) a un poids et une responsabilité particuliers au sein de l’Union Européenne. De surcroît les initiatives du Président de la République comme l’efficacité de ses actions ont été unanimement appréciés pour faire face aux crises majeures qu’a connues l’Europe au cours des six mois de la présidence française : le déclenchement de la crise financière mondiale, la crise entre la Russie et la Géorgie notamment.
A noter que (citation p. 3) : « la Cour n’avait pas manqué de relever, à l’occasion de son contrôle des dépenses de la Présidence de la République, que des déplacements du Chef de l’Etat avaient été pris en charge sur les crédits du programme 306. Elle a considéré que ce mode de financement était cohérent avec le surcroît d’activité consécutif à l’exercice de la présidence du conseil de l’Union ».
Le sommet de l’Union pour la Méditerranée : Nul ne peut contester son opportunité : il a constitué un grand succès pour la France et a permis de jeter les bases de l’Union pour la Méditerranée ce qui paraissait jusqu’alors un objectif inaccessible.
Il est vrai qu’il a dû être organisé en extrême urgence et qu’il n’a, de ce fait, pas pu être procédé aux mises en concurrence des entreprises. Il est vrai également que des aménagements non pérennes ont dû être réalisés –en extrême urgence– dans le Petit et le Grand Palais, la France ne disposant malheureusement pas à ce jour de centre de conférences internationales. Toutes ces circonstances ont fait que le coût de ce sommet, comme le note la Cour des Comptes, a été élevé.
C’est néanmoins un certain nombre de contre-vérités scandaleuses qui ont été exprimées sur ce sujet par M. Dosière, député PS, et par certains organes de presse :
- « la douche faramineuse » du Président de la République, que décrit Le Monde.fr en la chiffrant à 245 572 € est une pure invention. En fait le rapport de la Cour des Comptes, pages 38/39 et tableau page 41, indique que cette somme représente l’aménagement de « 8 salons d’entretiens bilatéraux (avec salle de douche attenante) » destinées aux rencontres bilatérales des 49 chefs d’Etat présents au Sommet.
- le coût du repas lors du dîner des chefs d’Etat n’est pas de 5 000 € comme le prétend M. Dosière mais de 310 € par invité comme l’indique la Cour des Comptes dans son rapport (p. 42) en ajoutant que « ce coût est conforme à celui d’un invité de l’Hôtel du Ministre des affaires étrangères »
21:58 Publié dans UMP | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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