16.01.2007

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13.01.2007

Joseph Daul, nouveau Président du Groupe PPE-DE : "notre Groupe va user de toute son influence pour peser davantage sur les débats européens"

Le nouveau Président du Groupe PPE-DE, Joseph Daul (UMP, F), s'est félicité, lors d'une Conférence de presse le 10 janvier 2007, de la bonne tenue de l'élection de la Présidence de la principale force politique du Parlement européen, qui compte désormais 277 membres issus des 27 Etats membres de l'Union. "Il s'est agi d'une campagne d'idées, d'une campagne propre, digne du rang du principal Groupe parlementaire européen".

Joseph Daul a salué le travail remarquable et l'engagement politique personnel hors du commun de son prédécesseur Hans-Gert Poettering: "le premier devoir politique du PPE-DE sera d'assurer que M. Poettering soit élu mardi 16 janvier, à Strasbourg, Président du Parlement européen. Je suis sûr que les Députés européens tiendront leurs engagements à cet égard, comme les Membres du Groupe PPE-DE l'ont fait au début de l'actuelle législature".

Joseph Daul a annoncé sa volonté d'organiser, conjointement avec le Parti PPE et avec le soutien des Fondations et Think-Tanks proches de sa famille politique, une dizaine de "Conventions thématiques" d'ici à la fin 2008, sur des sujets aussi stratégiques pour l'Union européenne que la sécurité, l'emploi et la solidarité, l'énergie, l'environnement et le réchauffement climatique, la sécurité alimentaire, ou encore les ressources budgétaires de l'Union. "L'Europe a besoin de débattre, sans tabou ni idée préconçue, mais pour autant sans renier son passé, des enjeux majeurs pour l'avenir. Notre formation politique est décidée à marquer encore plus de son empreinte ces débats, puis les décisions qui en découleront", a ajouté Joseph Daul.

Le nouveau Président du Groupe enfin a appuyé la volonté de la Présidence allemande, et singulièrement de la Chancelière Angela Merkel - que la Présidence du Groupe rencontre à Berlin dès ce 11 janvier - de trouver une solution à la question institutionnelle. "L'Europe a besoin de pouvoir décider de façon efficace et transparente. Ce n'est pas un luxe, c'est une obligation politique".


Pour toute information:
Bob Fitzhenry, Chef du Service de Presse PPE-DE Tél: + 32 475 49 33 56
Antoine Ripoll Tél: + 32 475 85 62 90

Voeux de Caroline Devin, Présidente de la Fédération UMP de la Nièvre

medium_Caroline_Devin.jpgChers amis bloggeurs,

Voici venue la période de vœux du Nouvel an. Au revoir 2006, bonjour 2007 ! 

La France a enregistré une diminution du chômage de 10 % en un an (233 700 chômeurs de moins). Ce succès notable est dû aux efforts des gouvernements Raffarin et Villepin. Dans un contexte rendu très difficile par la flambée des cours du pétrole, la croissance économique a été meilleure que prévue. 

La zone euro fête ses cinq ans et accueille un treizième membre, la Slovénie. Même si la monnaie unique est relativement mal aimée, elle est bien dans son rôle. En effet, elle facilite grandement la circulation des personnes et des marchandises à l’intérieur de la zone, et permet de faire des comparaisons de prix de produits et services d’un pays à l’autre, favorisant ainsi la concurrence. La hausse des prix est contenue, les taux d’intérêt restent bas.

L’euro s’affirme aussi en tant que monnaie internationalement reconnue et forte. Il grignote la suprématie du dollar comme monnaie de réserve dans les banques centrales et comme monnaie de change dans les transactions internationales. Il assure notre protection contre les dévaluations monétaires et contre des factures autrement plus élevées de gaz et d’hydrocarbures, car celles-ci sont payables pour partie en euros (un jour peut-être des pétroeuros à la place des pétrodollars ?). Dans quel état serait notre économie sans la monnaie unique ? 

Toutefois, s’il fallait choisir l’événement à mes yeux le plus remarquable, je le situerais dans le domaine de la politique intérieure, dans la façon dont les deux premiers partis de France (UMP et PS) ont décidé de désigner leur candidat à l’élection présidentielle. Nous avons assisté à la naissance de « primaires » à la française. Les Français ont compris qu’en devenant adhérents ils pouvaient imposer leur candidat(e) face à des appareils déconnectés et des leaders autoproclamés. Les deux partis ont ainsi enregistré un nombre d’adhésions record : « vous me donnez la parole, je la prends et pas seulement parce que c’est nouveau. Je veux influencer le cours des évènements ». C’est un succès pour la « démocratie participative ».

Nous nous souviendrons que cela a permis aux Socialistes de se sortir de la situation dangereuse où les avait placés l’abondance de leurs présidentiables. La victoire massive de S. Royal lui a donné une légitimité et un élan qui la rendent plus difficile à battre. Elle en avait besoin, car le programme électoral des Socialistes nous propose un logiciel vieux de dix ans, un véritable retour en arrière (abrogation de la loi sur les retraites, renationalisations, approfondissement des 35 heures, régularisation des sans papiers). Comme le souligne J.P. Raffarin, « le retour des Socialistes en 2007, c’est le recul de la France ». Ce n’est pas ce dont notre pays a besoin, que soit à l’intérieur comme à l’extérieur de nos frontières.

Les adhérents de l’UMP s’apprêtent à investir Nicolas SARKOZY. Lui seul apportera le changement nécessaire, «la rupture tranquille ». Il a montré par les réussites de son action gouvernementale qu’il ne s’agit pas seulement de mots, que nous ne sommes pas condamnés à subir le déclin. L’espoir existe, portons N. Sarkozy à la Présidence de la République.

Bonne année la France, bonne année à vous, chers amis bloggeurs.

Caroline DEVIN

La campagne de Sarkozy découpée en "séquences" hebdomadaires et thématiques

La campagne du candidat à l'élection présidentielle Nicolas Sarkozy, qui débutera dès le lendemain du congrès de l'UMP, dimanche à Paris, va être découpée en "séquences" hebdomadaires et thématiques.

A partir de lundi, le candidat tâchera de donner vie à son slogan de campagne: "Tout devient possible avec Nicolas Sarkozy".

Trois déplacements par semaine, deux en province, un en région parisienne, sont programmés.

Chaque semaine aura un thème particulier. La première, qui débutera le lendemain du congrès avec un déplacement dans la Manche et l'Ille-et-Vilaine, "La France et ses atouts". La deuxième portera sur "Le travail et le pouvoir d'achat".

Chaque déplacement se fera "autour d'une identité française forte". Lundi, le candidat se rendra ainsi au Mont-Saint-Michel et à Saint-Malo.

M. Sarkozy devrait également se rendre à La Réunion et à Mayotte, ainsi qu'aux Antilles. Aucun déplacement à l'étranger n'est prévu. "Ce n'est pas notre objectif prioritaire", explique-t-on dans son entourage.

L'équipe de campagne est à pied d'oeuvre. Lundi matin, Claude Guéant, directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur, quittera la place Beauvau pour prendre la direction de la campagne du candidat. Rachida Dati, jusque là conseillère du ministre, et Xavier Bertrand, ministre de la Santé, devraient être les porte-parole de campagne.

Le QG de campagne, au 18 rue d'Enghien, à Paris Xe, dans les anciens locaux du couturier Paco Rabanne, devrait être inauguré la semaine suivant le congrès.

Cécilia Sarkozy y aura son bureau, bien qu'elle n'ait pas de rôle officiel.

Franck Louvrier, conseiller pour la presse de M. Sarkozy, rejoindra également le QG. David Martinon, conseiller diplomatique du ministre, devient chef de cabinet par intérim du candidat, en attendant d'être relayé par Laurent Solly, chef de cabinet du ministre, lorsque M. Sarkozy aura quitté la place Beauvau.

Sarkozy ferait un "bon président" pour 48% des Français

Nicolas Sarkozy ferait "un bon président" pour 48% des Français, 45% étant d'un avis inverse, selon un sondage CSA pour I-Télé, Le Parisien/Aujourd'hui en France.

Selon ce sondage, le président de l'UMP bénéficie d'une bonne image personnelle auprès des Français. 80% (contre 18%) estiment qu'il est "courageux", 59% (contre 38%) jugent qu'il est "sympathique", 57% (contre 37%) qu'il est "capable de réformer le pays", et 55% (contre 38%) qu'il "a une stature internationale".

Concernant son rapport avec les Français, 54% (contre 42%) le considèrent "proche des gens" et 50% (contre 46%) estiment qu'il "apporte des solutions aux problèmes des Français".

Les personnes interrogées ne sont toutefois que 42% à penser qu'il est "suffisamment à l'écoute de tous les Français", contre 54% qui sont d'un avis contraire.

Sondage réalisé par téléphone les 10 et 11 janvier auprès d'un échantillon national représentatif de 932 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la Commission des sondages.

Les grandes dates du parcours de Nicolas Sarkozy

Voici les grandes dates du parcours politique de Nicolas Sarkozy :

- 1976: responsable des jeunes du RPR

- 1977: conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine

- 1979: comité central du RPR

- 1983: maire de Neuilly jusqu'à son retour au gouvernement en mai 2002.

- 1983-1988: conseiller régional d'Ile-de-France

- 1985-1988: conseiller général des Hauts-de-Seine

- 1987-1988: chargé de mission de Charles Pasqua, ministre de l'Intérieur

- 1988: député RPR des Hauts-de-Seine, constamment réélu.

- 1988: secrétaire national du RPR (jeunesse et formation)

- 1992-93: secrétaire général adjoint du RPR (fédérations)

- mars 1993 : ministre du Budget, porte-parole du gouvernement Balladur

- avril 1993: bureau politique du RPR

- janvier 1995: porte-parole de Balladur, candidat à la présidentielle

- juin 1995: après la victoire de Chirac à la présidentielle, se réinscrit au barreau de Paris

- 30 septembre 1995: réintègre la vie interne du RPR comme membre de la commission sur la modernisation de la vie politique

- 10 juillet 1997: porte-parole de la direction collégiale du RPR, mise en place par Philippe Séguin, élu président après la victoire de la gauche aux législatives

- 8 Septembre 1997: tête-à-tête à l'Elysée avec Chirac après trois ans de froid.

- 5 février 1998: secrétaire général du RPR

- avril 1999: président par intérim du RPR après la démission de Séguin et tête de la liste (RPR-DL) aux européennes

- 13 juin 1999: député européen, sa liste (12,82%) est devancée par celle des souverainistes Charles Pasqua et Philippe de Villiers (13,05%).

- 14 juin 1999: démissionne de la présidence interimaire du RPR, mais reste secrétaire général

- mars 2002: comité d'orientation de la campagne présidentielle de Chirac

- mai-juin 2002: membre du conseil des fondateurs puis du comité exécutif de l'Union pour la majorité présidentielle (UMP)

- mai 2002: ministre de l'Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales du gouvernement Raffarin

- novembre 2002: bureau politique de l'UMP

- 21 mars 2004: conseiller général de Neuilly-Nord

- mars-novembre 2004: ministre d'Etat, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie du gouvernement Raffarin

- 1er avril 2004: président du Conseil général des Hauts-de-Seine

- 28 novembre 2004: président de l'UMP

- mars 2005: député des Hauts-de-Seine au 1er tour d'une partielle (70,74%)

- 2 juin 2005: ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire dans le gouvernement Villepin

Congrès de l'UMP, mode d'emploi

Le congrès de l'UMP, dimanche à Paris, qui doit consacrer la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, devrait rassembler plus de 50.000 personnes.

Huit TGV et 520 cars ont été affrêtés pour cet événement "festif et populaire". Une participation de dix euros sera demandée aux participants utilisant ces moyens de locomotion. Il y aura des orchestres, fanfares, banderas et de nombreux buffets.

Le congrès se tiendra dans le hall 1 du Parc des expositions de la porte de Versailles à partir de 10H00.

Dès 09H00, les adhérents qui n'ont pas encore voté pour soutenir le candidat à la présidentielle pourront le faire sur des ordinateurs mis à leur disposition. A 10H00, le scrutin sera clos.

Les plus de 336.000 adhérents de l'UMP étaient invités à voter (par internet uniquement) depuis le 2 janvier.

Nicolas Sarkozy, président du mouvement, est seul en lice.

De nombreux orateurs se succèderont à la tribune, notamment les anciens Premiers ministres Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et Edouard Balladur, ainsi que la chef de file UMP à Paris Françoise de Panafieu et François Fillon, conseiller politique de M. Sarkozy. Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, pourrait également prendre la parole.

Des "people" seront présents (probablement Didier Barbelivien, Doc Gynéco, Christian Clavier...) mais dans la foule. Ils ne prendront pas la parole.

Le résultat du vote sera divulgué en début d'après-midi. L'annonce sera accompagnée d'une "animation vidéo". M. Sarkozy prononcera ensuite son "discours aux Français", qui sera retransmis par les chaînes d'information en continu.

Plus de 500 journalistes sont accrédités, dont 150 de la presse étrangère.

La réalisation audiovisuelle du congrès a été confiée à Didier Froehly, réalisateur de "La nouvelle star" sur M6.

Le coût du congrès est d'environ 3,5 millions d'euros, selon Eric Woerth, trésorier de l'UMP.

Chaque participant repartira avec un petit calendrier donnant les dates de l'élection présidentielle et des législatives, les coordonnées du siège (18, rue d'Enghien, Paris Xe) et du site de campagne (http://www.sarkozy.fr).

Dupont-Aignan annonce son départ de l'UMP

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, mouvement associé à l'UMP, également candidat à l'élection présidentielle, a annoncé samedi sur TF1 qu'il "allait quitter" le parti de Nicolas Sarkozy, en raison de "désaccord" avec le candidat de l'UMP.

M. Dupont-Aignan, qui ne pourra pas s'exprimer dimanche lors du congrès d'investiture de M. Sarkozy comme candidat UMP à la présidentielle car "cela (lui) a été refusé", a déclaré qu'il "allait mettre sa candidature (à la présidentielle) en cohérence avec (son) appartenance politique et allait quitter l'UMP".

"A partir du moment où je suis en désaccord avec le fond, à partir du moment où l'on ne peut plus s'exprimer, je crois qu'il faut avoir l'honnêteté vis-à-vis des Français d'être cohérent, de dire les choses jusqu'au bout, et d'offrir un vrai choix à mes compatriotes", a-t-il dit.

Le député a expliqué qu'il aurait voulu dire lors du Congrès "aux militants UMP pourquoi il était candidat, pourquoi il pensait qu'il y avait de vraies solutions pour les problèmes des Français et pourquoi il pensait que celles de Nicolas Sarkozy n'étaient pas les bonnes solutions comme d'ailleurs celles de Ségolène Royal".

"Cela ne m'empêchera pas en aucun cas d'aller jusqu'au bout", a-t-il prévenu.

Partisan du non à la Constitution européenne, M. Dupont-Aignan a répété qu'il était en désaccord avec l'UMP et M. Sarkozy qui ont "promis de faire revoter la Constitution par le Parlement après 2007".

De même, il a souligné qu'il n'était "pas pour un alignement de la politique étrangère de la France sur les Etats-Unis".

L'UMP engrange les bonnes nouvelles avant son congrès

L'UMP a engrangé vendredi les bonnes nouvelles à l'avant-veille du congrès qui intronisera son candidat à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy.

Le Premier ministre Dominique de Villepin, que l'on disait hésitant, a fait savoir vendredi soir qu'il ferait bien un saut dimanche au parc d'exposition de la Porte de Versailles.

Quelques instants plus tard, la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, annonçait sur France 2 son ralliement à la candidature du président de l'UMP.

Quant à l'entourage de Nicolas Sarkozy, il annonçait au même moment que la barre des 60.000 participants inscrits avait été franchie, un conseiller du ministère de l'Intérieur allant même jusqu'à dire : "On ne sera pas loin de 100.000."

Selon l'UMP, plus de 650 journalistes dont près de 200 étrangers et 27 équipes de télévision étrangères, couvriront ce congrès-plébiscite, couronnement d'une consultation des adhérents du parti sans suspense, puisque le ministre de l'Intérieur est le seul prétendant à l'investiture en lice.

"Dominique de Villepin se rendra au congrès de l'UMP dimanche 14 janvier vers 11h00. Le Premier ministre et Nicolas Sarkozy ont eu à ce sujet un échange téléphonique amical ce soir même", a annoncé sobrement Matignon, sans autre précision.

Selon l'entourage du ministre de l'Intérieur, celui-ci a eu en fait plusieurs conversations téléphoniques avec Dominique de Villepin.

On ignore si le Premier ministre, auquel les députés sarkozystes ont réservé une bronca mardi, lors d'une réunion à l'Assemblée nationale restera ou non pour écouter le discours du président de l'UMP, en début d'après-midi.

Il n'est en tout cas pas prévu que le Premier ministre, qui a annoncé dimanche dernier qu'il ne participerait pas au vote d'investiture de Nicolas Sarkozy, prenne la parole à la tribune.

Michèle Alliot-Marie figurera, elle, parmi les orateurs, avec des dirigeants de l'UMP comme Pierre Méhaignerie, François Fillon et Jean-Claude Gaudin, les ex-Premiers ministres Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et Edouard Balladur, et le nouveau président du groupe parlementaire européen PPE-DE Joseph Daul.

L'EXCEPTION DUPONT-AIGNAN

"Dans la situation telle qu'elle est (...) je m'engage aux côtés de Nicolas Sarkozy", a déclaré la ministre de la Défense, qui a justifié ce "choix volontaire et enthousiaste" par la nécessité de faire face aux "risques" socialiste et extrémiste.

Sa décision de ne pas se présenter hors de l'UMP après avoir renoncé à solliciter l'investiture du parti n'est pas vraiment une surprise. Nicolas Sarkozy ne l'a pas moins saluée aussitôt comme une "bonne nouvelle".

Ils avaient eu un entretien dans l'après-midi au siège de l'UMP. Michèle Alliot-Marie s'est réjouie que le président de l'UMP se soit montré "sensible" à ses préoccupations et ait fait siennes "un certain nombre de (ses) propositions".

Nicolas Sarkozy a pour sa part assuré qu'elle aurait "une place de tout premier plan" dans sa campagne et que ça se verrait dans l'organigramme de son équipe.

Selon l'entourage du ministre de l'Intérieur, celui-ci a d'autre part téléphoné au ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche François Goulard, très critique à l'égard de Nicolas Sarkozy ces derniers mois, mais qui a annoncé mercredi qu'il voterait malgré tout pour ce dernier dans le cadre de la consultation interne au parti.

Nicolas Sarkozy souhaitait "le remercier", a précisé un proche du président de l'UMP, qui a également appelé le député "villepiniste" Georges Tron.

Le député UMP souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, qui a pour sa part choisi d'être candidat en dehors du parti, a quant à lui annoncé que le ministre de l'Intérieur lui avait refusé le droit de s'exprimer lors du congrès de dimanche.

Il a précisé dans un communiqué que Nicolas Sarkozy lui avait notifié son refus lors d'un rendez-vous au ministère de l'Intérieur et qu'il s'exprimerait donc "devant la presse" samedi à 15h00, à son QG de campagne, près de l'Assemblée.

Cela ne devrait guère troubler la démonstration de force que Nicolas Sarkozy entend faire de son intronisation, au moment où le divorce entre la candidate socialiste Ségolène Royal et son conjoint, le premier secrétaire du PS François Hollande, sur la question fiscale, ouvre une brèche aux attaques de la droite

Prix de l'immobilier en France: krach ou pas krach?

Prix moyen d'un appartement par région et évolution annuelleAlors que les prix de l'immobilier se tassent en France, la tendance du marché est au ralentissement, certains experts n'hésitant pas à annoncer l'éclatement de la bulle, voire un krach.

Porté par des conditions financières avantageuses - taux d'intérêt bas et allongement de la durée des prêts - et par une très forte pression de la demande, l'immobilier vogue sur des niveaux de prix inégalés, une hausse d'environ 100% en dix ans.

En 2006, les premiers signes d'un tassement sont apparus, la hausse des prix passant sous la barre des 10% dans l'ancien. Et les ménages qui achètent leur premier logement y consacrent environ 30% de leurs revenus, de loin le premier poste de leur budget.

Jeudi, une étude du cabinet d'analyse Precepta (groupe Xerfi) prédisait une chute des prix de 25% d'ici à 2010, annonçant "le scénario noir d'un krach" comme "crédible". Pas d'"atterrissage en douceur" annoncé par beaucoup, mais "le point haut du cycle ayant été atteint, les tendances s'inversent".

"Les prix dans l'immobilier progressent aujourd'hui quatre fois plus rapidement que le pouvoir d'achat", relève Precepta pour qui "jamais la déconnexion entre les deux n'a été si forte" et le mouvement haussier "semble avoir atteint ses limites".

L'étude a fait bondir d'autres experts, qui contestent ses conclusions tout en étant d'accord avec l'analyse de l'état des lieux, largement partagée par le secteur.

"Il y aura ralentissement", admet Philippe Waechter, analyste chez Natixis, mais "c'est une nuance assez sensible avec rupture". "Dans un marché immobilier, le facteur primordial de la chute est l'accumulation de stocks, comme ce fut le cas à la fin des années 80 au moment de l'éclatement de la bulle", explique-t-il. Or, la situation française montre exactement le contraire.

Pour Michel Mouillart, professeur d'économie à Paris X, "le ralentissement pourrait être très prononcé, accompagné d'un repli du nombre de transactions". Mais, il ajoute aussitôt qu'il s'agira là d'un "repli d'attentistes" et non pas "d'un effondrement".

Et, analyse-t-il, une fois passée la période électorale où les ménages aisés "diffèrent leur projet immobilier, comme cela s'est déjà vu dans le passé", l'année 2008 n'aura "aucune raison de poursuivre le mouvement de baisse".

Pour lui, le ralentissement s'explique par le profil des acquéreurs, plus jeunes et moins aisés, comme l'a révélé une étude du réseau Century 21. "Ceux-là achètent des biens immobiliers de moindre qualité et qui coûtent moins cher", a expliqué M. Mouillart.

Président du groupe Orpi, Bernard Cadeau estime "très difficile d'envisager ce qui va se passer dans plusieurs années" dans un marché où "la demande est largement supérieure à l'offre". Mais, reconnaît-il, "un des facteurs importants de la hausse de prix, les +papy-boomers+ qui ont des revenus confortables, va s'estomper".

La Fnaim (agents immobiliers) affirme qu'"un scénario de retournement brutal de la conjoncture est écarté", pariant notamment sur la part croissante du prêt à taux zéro qui a permis "à plus de 430.000 ménages de réaliser un projet immobilier entre 2005 et 2006".

Pour leur part, les promoteurs de constructions neuves ont su "adapter leur offre", affirme-t-on chez le premier d'entre eux, Nexity, notamment en réduisant la surface des biens immobiliers mis en vente.

L'inflation est restée faible en France en 2006

Evolution de l'inflation en FranceL'inflation est restée très mesurée en France en 2006, à 1,6 ou 1,7% de moyenne annuelle, notamment grâce à l'euro fort qui joue en faveur du pouvoir d'achat des Français, expliquent les analystes.

La hausse des prix à la consommation s'est élevée à 0,2% en décembre 2006 par rapport à novembre, ce qui porte l'inflation à 1,5% entre décembre 2005 et décembre 2006, selon les statistiques publiées vendredi par l'Insee.

Les conjoncturistes ont immédiatement calculé que cela correspondait à une inflation moyenne de 1,7% en 2006. L'Insee, qui publiera ce chiffre dans les prochaines semaines, l'évalue à 1,6%. En tous les cas c'est mieux qu'en 2005, où l'inflation moyenne avait été de 1,8%.

La performance est d'autant plus remarquable qu'elle s'inscrit "dans un contexte de nette hausse des prix des matières premières", souligne Alexandre Bourgeois (Natixis), même si le reflux des prix pétroliers en fin d'année a joué positivement.

Au total la modération des prix a été "aidée par l'euro fort, la mondialisation et l'accalmie des prix du pétrole", résume Alexander Law, du cabinet d'analyses sectorielles Xerfi.

En effet, "c'est bien cette désinflation importée sur les biens manufacturés, conséquence heureuse de la mondialisation et de l'euro fort, qui permet à l'inflation de rester à marée basse et aux consommateurs de dépenser avec tant d'allégresse", selon lui.

Alexandre Bourgeois cite lui aussi la "vigueur de l"euro" et "la faiblesse des coûts de fabrication des biens dans les pays émergents" pour expliquer cette faible inflation, qui va de pair avec des importations massives.

D'ailleurs, soulignent les conjoncturistes, les seuls prix qui ont tendance à augmenter sont ceux qui ne sont pas soumis à la concurrence internationale, comme les services ou encore les produits frais.

Les analystes s'étonnent qu'il y ait un tel hiatus entre la stabilité relative des prix et les perceptions des consommateurs. "Si les prix de vente au détail du café en salle et de la baguette ont progressé de respectivement 11% et 15% depuis janvier 2002, date d'arrivée de l'euro fiduciaire, les prix de l'électronique de loisirs ont chuté de plus d'un tiers sur la période", souligne M. Law.

Produits frais, énergie et loyers, "dans la psychologie des agents économiques, ont parfois tendance à représenter l'ensemble de leurs dépenses", alors qu'ils "ne pèsent en tout et pour tout que 17,7% de l'indice des prix à la consommation", et que "leur évolution est plus que compensée par le recul des prix des produits manufacturés", insiste M. Bourgeois.

La modération de l'inflation a en tout cas pour effet de permettre au pouvoir d'achat d'augmenter, souligne Nicolas Bouzou, du cabinet Asterès, qui évalue ce gain à 2,7% en 2006 "alors même que les salaires n'ont pas connu de fortes revalorisations".

La faiblesse de l'inflation constitue donc un atout pour la croissance française, qui repose largement sur la consommation des ménages. Et il semblerait que le mouvement se poursuive: sous l'effet d'un recul des prix de l'énergie, elle pourrait passer à 1,2% en moyenne en 2007, selon Mathieu Kaiser (BNP Paribas), voire "un petit 1%" pour Nicolas Bouzou.

Mais cet atout pourrait aussi se transformer en handicap. "On a pour l'instant une sorte de peur de l'inflation, attention de ne pas passer à une peur de la déflation", avertit Eric Heyer, de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) .

Nathalie Gettliffe de retour en Ardèche, après sa sortie de prison

Nathalie Gettliffe à sa sortie de la prison de Fleury-Merogis le 23 décembre 2006Nathalie Gettliffe, condamnée en décembre à 16 mois de prison par la justice canadienne pour l'enlèvement de deux de ses enfants, est libre. Elle a quitté la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis samedi matin, en vertu d'une libération conditionnelle, pour gagner par la route son domicile de Saint-Alban-d'Ay (Ardèche).

Mme Gettliffe a quitté Fleury-Mérogis à la levée du jour avec son fils Martin né en détention au Canada le 26 septembre, qu'elle a eu avec son compagnon Francis Gruzelle.

La jeune femme de 35 ans est partie à 8H10 à bord d'une Peugeot 307 grise immatriculée en Seine-et-Marne, avec des amis originaires de la région parisienne, qui devaient la conduire en voiture en Ardèche. Elle devrait retrouver son domicile en début d'après-midi, après un peu plus de cinq heures de route.

Joint au téléphone par l'AFP, le compagnon de la jeune femme, Francis Gruzelle, a indiqué qu'elle donnera une conférence de presse mercredi à la mairie de Satillieu (Ardèche). "Jean-Philippe (l'autre enfant du couple, âgé de 17 mois) devrait aller mieux car il va retrouver sa maman", a déclaré M. Gruzelle. Selon lui, l'enfant a "mal vécu" les trois dernières semaines, pendant lesquelles Mme Gettliffe a fait des allées et venues entre son domicile et Fleury-Mérogis: elle avait bénéficié de deux permissions de sortie de trois jours à chaque fois, pour Noël et le jour de l'An.

Mme Gettliffe était incarcérée depuis son transfèrement en France le 22 décembre 2006 à la maison d'arrêt des femmes de Fleury-Mérogis (Essonne), après huit mois de détention au Canada.

Un juge d'application des peines (JAP) du tribunal d'Evry lui a accordé une libération conditionnelle parentale vendredi. M. Gruzelle avait déclaré vendredi à l'AFP avoir accueilli cette libération avec "une joie teintée d'amertume en raison de la souffrance endurée par Nathalie et ses quatre enfants et de l'acharnement judiciaire à son égard".

Le JAP a décidé de prolonger le délai de surveillance judiciaire jusqu'au 30 avril 2008, soit un an au-delà de la peine qu'elle devait théoriquement purger. Mme Gettliffe devra obtenir une autorisation préalable du juge d'application des peines de Privas (Ardèche) si elle souhaite quitter le territoire national. "Qu'a-t-elle commis de si grave pour qu'on lui impose ça ?", s'est interrogé M. Gruzelle, qui dénonce un "traitement discriminatoire".

Après avoir plaidé coupable, Mme Gettliffe a été condamnée le 4 décembre par un tribunal de Vancouver, en Colombie-Britannique (ouest du Canada), à 16 mois de prison et 3 ans de mise à l'épreuve pour l'enlèvement en 2001 de ses deux aînés (Joséphine, 11 ans, et Maximilien, 13 ans), nés de son mariage avec le Canadien Scott Grant. Les enfants avaient été cachés dans un premier temps par des proches de Mme Gettliffe avant d'être remis à leur père par la justice française.

Elle avait justifié son départ pour la France par l'appartenance de son mari à l'Eglise internationale du Christ, un mouvement considéré comme une secte en France, mais légal au Canada.

Présidentielle: Alliot-Marie jette l'éponge pour se rallier à Sarkozy

Michèle Alliot-Marie et Nicolas Sarkozy, le 4 janvier 2007 à Charleville MézièresMichèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, a finalement renoncé à être candidate à l'élection présidentielle de 2007 et annoncé vendredi son ralliement à Nicolas Sarkozy.

"Je m'engage aux côtés de Nicolas Sarkozy, je lui apporte mon soutien. Je veux l'aider à pouvoir rassembler dans notre famille politique et au-delà", a affirmé Mme Alliot-Marie vendredi soir sur France 2.

Elle s'est "réjouie" que le ministre de l'Intérieur, avec qui elle s'est entretenue pendant trois-quarts d'heure vendredi après-midi, ait été "sensible à ses préoccupations".

"C'est une bonne nouvelle pour le rassemblement de notre famille", a aussitôt réagi M. Sarkozy, qui sera intronisé dimanche candidat lors d'un congrès de l'UMP.

Mme Alliot-Marie, qui avait laissé planer le doute sur son éventuelle candidature à l'intérieur puis à l'extérieur de l'UMP, a souligné avoir pris sa décision "face au risque socialiste et face aussi au risque extrémiste", allusion à la possibilité de voir Jean-Marie Le Pen accéder au deuxième tour en cas de candidatures multiples à droite.

C'est un choix volontaire et enthousiaste", a-t-elle insisté. "On doit faire abstraction de ses propres envies pour servir l'intérêt général".

Partisan d'un "gaullisme du renouveau", s'affirmant "femme libre et convaincue", le ministre a déclaré vouloir "jouer tout (son) rôle" dans la campagne de M. Sarkozy, qui a de son côté promis qu'elle y aurait "une place de tout premier plan".

Mme Alliot-Marie se rendra donc dimanche porte de Versailles et votera en faveur de M. Sarkozy, seul en lice dans son parti pour la présidentielle.

Toutefois, "si Jacques Chirac était candidat, ce serait un élément nouveau considérable" qui commanderait "une réflexion de chacun", a-t-elle ajouté, alors que le président de la République n'a toujours pas annoncé s'il briguerait un nouveau mandat.

La décision de Mme Alliot-Marie clôt une période d'incertitude de plusieurs semaines, même si, au fond, ses velléités de candidature se résumaient à un faux-suspense, quasiment aucun élu UMP, sarkozystes comme villepinistes, ne croyant qu'elle irait au bout de sa démarche.

Nombre de ces élus assuraient même "ne pas comprendre la stratégie" de la ministre.

Mme Alliot-Marie, qui avait fondé à l'automne une association, Le chêne, pour défendre ses "convictions gaullistes", avait participé à chacun des trois forums UMP de la pré-campagne au côté de Nicolas Sarkozy.

Elle assurait trouver "indispensable" qu'il n'y ait qu'un seul candidat de l'UMP à la présidentielle, tout en glissant qu'il était "très difficile pour un homme de mener une bataille électorale contre une femme", référence à la candidate socialiste Ségolène Royal.

Fin décembre, elle annonçait qu'elle ne demanderait pas le soutien de l'UMP pour être candidate à la présidentielle, mais réfléchissait à une candidature hors parti, affirmant en avoir "très envie".

Mme Alliot-Marie a ajouté son nom à une longue liste de ralliements à M. Sarkozy, après Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin, ou encore Jérôme Monod, proche conseiller de M. Chirac.

40 candidats sont officiellement déclarés pour le scrutin du 22 avril 2007.

Légère baisse en 2005 des étrangers admis à titre permanent en France

Des personnes font la queue, le 30 mai 2006 devant la préfecture de Bobigny, afin d'être reçues au service des étrangersLe flux d'étrangers admis à titre permanent en France a ralenti sa croissance entre 2003 et 2004 avant d'amorcer une légère baisse entre 2004 et 2005, en raison d'une diminution du regroupement familial, révèle le rapport annuel de la Direction de la population et des migrations publié vendredi.

Le flux d'étrangers admis à titre permanent a augmenté moins vite entre 2003 et 2004, pour se situer à +3,7%, puis a connu une légère baisse entre 2004 et 2005 (-3,8%) pour s'établir à 135.900 personnes en 2005, indique ce rapport, présenté à Paris par Patrick Butor, directeur de la population et des migrations au ministère de l'Emploi et de Cohésion sociale.

Cette baisse, a expliqué M. Butor, est due à une réduction des migrations familiales même si "c'est toujours à ce titre que les étrangers obtiennent le plus fréquemment un titre de séjour permanent".

En 2005, sept personnes sur dix (95.400 personnes) admises au séjour en France l'ont été au titre du regroupement familial, ce qui a représenté une baisse de -7% par rapport à 2004. Cette baisse est intervenue après huit ans de hausse continue. Selon Patrick Butor, la régularisation de sans-papiers intervenue sous le gouvernement Jospin en 1998, avait accéléré le regroupement familial, qui se situait à un peu plus de 30.000 personnes annuellement depuis 1995, pour pratiquement doubler en 2000 (64.000 personnes) et tripler en 2004 (103.000 personnes).

En ce qui concerne l'immigration de travail, le rapport note que le premier choc pétrolier avait porté "un coup d'arrêt" à l'entrée de travailleurs permanents qui se chiffrait à 132.000 personnes en 1973.

Depuis deux ans, on observe une légère augmentation: 7.041 entrées de travailleurs permanents en 2004 et 8.920 en 2005. Pour cette même année, 10.400 étrangers ont été admis à titre provisoire.

Patrick Butor a estimé que grâce aux nouvelles dipositions législatives - notamment la carte "talents et compétences" pour faciliter l'entrée des travailleurs qualifiés - on pourrait arriver à "un triplement de l'immigration de travail" prochainement.

Catherine Borrel, de l'Insee, a rappelé qu'à la mi-2004, la France métropolitaine comptait 3,5 millions de personnes de nationalité étrangère. Le nombre d'étrangers a augmenté de 8% depuis 1999, contre 4% pour l'ensemble de la population métropolitaine.

Parmi les étrangers admis à titre permanent, 57,1% sont Africains - dont 48% de Maghrébins -, 29,9% sont de nationalités européennes (y compris l'ancienne CEI), 10,5% de nationalités asiatiques - dont 5% Turcs et 1% venant du sud-est asiatique -, et 2,5% viennent d'Amérique et d'Océanie.

Soixante pour cent des étrangers sont regroupés sur trois zones: Ile-de-France, région lyonnaise et Paca. Deux tiers des ressortissants africains hors Maghreb résident en Ile-de-France, de même que 50% des ressortissants d'Asie du sud-est.

Il y a par ailleurs eu 155.000 acquisitions de la nationalité en 2005, ce qui porte à un million le nombre de nouveaux Français depuis 1999.

07.01.2007

Semaine politique: fin du marathon des voeux et sacre de Sarkozy

Nicolas Sarkozy à Sainte-Lucie de Tallano, en Corse, le 5 janvier 2007La semaine politique verra le sacre annoncé de Nicolas Sarkozy par les militants de l'UMP dimanche, la fin des cérémonies des voeux et la reprise des travaux parlementaires, pour une dernière session très chargée avant les échéances électorales cruciales.

Les 336.838 adhérents de l'UMP ont jusqu'au 14 janvier pour voter pour le candidat qui sera "soutenu" par le parti, Nicolas Sarkozy étant assuré de l'emporter, puisque seul en lice, même si les votes blancs seront comptabilisés.

Samedi matin, quatre jours après l'ouverture du scrutin, la participation était d'un tiers et le président de l'UMP devrait être triomphalement investi dimanche devant des milliers de partisans réunis à la porte de Versailles à Paris.

La semaine verra également la fin du marathon des voeux présidentiels, qui ont été l'occasion pour le président Jacques Chirac, loin de lever l'incertitude sur ses intentions pour la présidentielle, de maintenir la pression sur le ministre de l'Intérieur, avec des discours en forme de programme et des avertissements et piques à peine voilés.

Si la majorité du gouvernement a rallié la candidature Sarkozy, Michèle Alliot-Marie maintient un semblant de suspense et devrait annoncer avant le congrès si elle se lance dans la course à l'Elysée. Le très chiraquien président de l'Assemblée, Jean-Louis Debré, a quant à lui ouvertement annoncé qu'il ne voterait pas Sarkozy.

Députés et sénateurs retrouveront leur hémicycle respectif à partir de mardi pour le dernier round de la législature dont les travaux s'achèveront fin février pour cause de rendez-vous électoraux.

L'ordre du jour s'annonce chargé avec en point d'orgue fin février une réunion du Parlement en Congrès à Versailles pour inscrire dans la Constitution l'abolition de la peine de mort, le changement du statut pénal du chef de l'Etat et la réforme du corps électoral néo-calédonien pour les élections provinciales.

Dès mardi, les députés examineront le projet de loi de réforme de la protection de l'enfance, adopté en première lecture en juin par les sénateurs.

Les sénateurs consacreront leurs travaux à la deuxième lecture du texte de Nicolas Sarkozy sur la prévention de la délinquance.

La semaine sera là aussi rythmée par des cérémonies de voeux au cours desquelles les parlementaires de tous bords afficheront leur préférence dans la perspective de la présidentielle.

Avant le congrès de dimanche, la réunion mardi du groupe UMP à l'Assemblée devrait être un moment fort. A l'instar de M. Debré, qui devrait expliciter sa position mardi en présentant ses voeux, les chiraquiens devraient trouver matière à expliquer qu'ils ne peuvent se prononcer tant que le chef de l'Etat n'a pas dévoilé ses intentions.

Les sarkozystes devraient quant à eux insister sur le respect des procédures du parti et brandir le spectre de la division fatale en cas de candidature en dehors de ce champ.

A gauche, Ségolène Royal, qui devance légèrement M. Sarkozy dans les derniers sondages, achèvera mardi un voyage de quatre jours en Chine, son deuxième déplacement à l'étranger depuis son investiture comme candidate du PS.

Elle entend se familiariser avec un des futurs géants mondiaux, souvent accusé d'être à l'origine de délocalisations, sans oublier le thème de l'environnement, ou le délicat sujet des Droits de l'Homme.

Lepage va saisir le Conseil d'Etat sur les règles de temps de parole

Corinne Lepage participe à une manifestation, le 4 novembre 2006 à Paris, dans le cadre de la journée mondiale contre le réchauffement climatiqueCorinne Lepage, candidate écologiste à la présidentielle, annonce son intention de saisir le Conseil d'Etat afin d'obtenir du Conseil supérieur de l'audiovisuel de nouvelles règles sur les temps de parole, dans un entretien à paraître lundi dans 20 minutes.

"Je compte déposer ce lundi un recours devant le Conseil d'Etat. J'attaque en référé la recommandation du CSA du 7 novembre, qui établit que les temps d'antenne cumulés sont comptabilisés à partir du 1er décembre et que c'est la règle de l'équité qui prévaut", a-t-elle indiqué.

Jugeant les règles du CSA "évasives et arbitraires", Mme Lepage demande que "les temps d'antenne soient comptabilisés à partir du 1er avril" et que soit appliqué le "principe d'égalité du temps d'antenne et non le principe d'équité".

La présidente de Cap 21 préconise "d'appliquer l'égalité seulement entre les candidats qui peuvent se prévaloir de résultats à des élections et qui représentent des partis". "A défaut, je demande au CSA de redéfinir la règle de l'équité, qui est trop floue", ajoute-t-elle.

L'ancienne ministre de l'Environnement reproche aussi aux chaînes de télévision de "n'être guidées que par l'audimat". "Elles parlent du candidat qui est haut dans les sondages. Avec un bémol : TF1 fait ouvertement campagne pour Nicolas Sarkozy et Nicolas Hulot", accuse-t-elle.

France: la consommation d'électricité a baissé de 1% en 2006

Des lignes à haute tension sur le site de distribution du Réseau de transport d'électricité à Villejust, le 31 août 2006La consommation française d'électricité a diminué de "l'ordre de 1%" en 2006 sur un an, une première depuis neuf ans, a indiqué dimanche soir, André Merlin, président de Réseau de transport d'électricité (RTE) sur la radio France Info.

Cette baisse n'est "pas énorme", mais "cela fait neuf ans que l'on n'avait pas connu une telle évolution de la consommation", a-t-il souligné.

En tout premier lieu, les conditions climatiques. "Il n'a pas fait très froid au cours de l'année 2006", a-t-il dit. Or, les Français consomment davantage d'électricité lorsqu'il fait froid.

M. Merlin a également mis en avant "une baisse très sensible de la consommation des grands industriels". Il attribue ce phénomène à "l'augmentation des prix de l'énergie qui a poussé à faire des économies mais a aussi provoqué un certain nombre de délocalisations vers d'autres pays en Europe et sans doute en dehors de l'Europe".

Selon le président de RTE, on observe depuis 2005 cette baisse de la consommation des grands industriels, "particulièrement dans trois secteurs: l'automobile, la chimie et le papier-carton qui sont de gros consommateurs d'électricité".

Interrogé sur l'insistance de la Commission Européenne à aller plus loin dans le jeu de la concurrence, et qui donc souhaite briser les liens entre ceux qui transportent l'électricité et ceux qui la produisent, M. Merlin ne juge pas nécessaire une cession de RTE par sa maison-mère EDF.

"La France fait plutôt figure de bonne élève de la classe en ce qui concerne les réseaux. Nous sommes considérés comme l'un des gestionnaires de réseau les plus indépendants en Europe", a-t-il rétorqué.

La Commission veut aller "au-delà d'une simple séparation juridique", a-t-il relevé. "Notre position, c'est que si une séparation juridique s'accompagne d'une indépendance managériale de cette société par rapport à la société-mère, et s'il y a des garanties dans la loi -c'est le cas en France- qui permettent d'assurer cette indépendance, il n'est pas nécessaire d'aller jusqu'à une séparation de propriété", a-t-il estimé.

"Nous souhaitons que les propositions qui seront faites par la Commission soient compatibles avec une bonne sûreté du fonctionnement du système électrique, ce qui me paraît essentiel", a-t-il ajouté.

Evoquant la panne gigantesque du 4 novembre dernier plongeant 10 millions d'Européens dans le noir, dont 5 millions de Français, M. Merlin a précisé qu'un rapport définitif sur les raisons de la panne serait rendu fin janvier.

M. Merlin a assuré que tout était fait "pour éviter qu'un tel incident ne se reproduise mais nous allons définir des règles encore plus strictes et contraignantes vis-à-vis de tous les gestionnaires de réseau. Si ces règles ne sont pas appliquées, il faudra qu'il y ait des sanctions financières très importantes, a-t-il dit. "C'est un des objectifs qui pourrait être annoncé cette semaine lors de la présentation du +paquet énergie+ par la Commission européenne".

Retraites: un coup d'accélérateur doit être mis à l'emploi des seniors


Des retraités participent à un atelier internet, le 9 août 2005 à ParisLe Conseil d'orientation des retraites (COR) plaide pour un coup d'accélérateur à l'emploi des seniors afin d'assurer la pérennité du financement des retraites, menacé par le vieillissement de la population et les départs anticipés de la vie active.

Le COR doit remettre jeudi au Premier ministre, Dominique de Villepin, un rapport sur "les questions et orientations pour 2008", année durant laquelle le futur gouvernement devra décider de nouvelles réformes des retraites, après celle de 2003, notamment sur la durée de cotisation et les régimes spéciaux.

Dans un projet de ce texte, cet organisme consultatif, où siègent notamment les partenaires sociaux, pointe la situation financière "plus dégradée que prévu" de la branche retraite de la Sécurité sociale, dont le déficit devrait atteindre 3,5 milliards d'euros en 2007, contre 2,4 milliards d'euros en 2006.

Le COR explique cette dégradation par le vieillissement de la population, par le succès d'une disposition de la réforme de 2003 qui permet des départs anticipés pour les salariés ayant commencé à travailler jeune, ainsi que par une "évolution de la masse salariale moins favorable qu'il n'était anticipé", liée à un taux de chômage toujours élevé.

Au total, le besoin de financement du système de retraites en 2050 serait compris "entre un peu moins de 2 points de PIB et près de 5 points de PIB", soit entre 30 et 80 mds EUR. La France devrait en effet compter à cette date entre 1,3 et 1,4 actif pour un inactif de plus de 60 ans, contre 2,2 en 2005.

Parmi les pistes de redressement des comptes des retraites, le COR juge "stratégique" une amélioration du taux d'emploi des seniors, qui reste "un des plus faibles parmi les pays européens" avec 37,8% des 55-64 ans contre 42,5% pour l'ensemble de l'Union européenne.

En dépit du plan d'action pour l'emploi des seniors, bâti par le gouvernement et les partenaires sociaux en mars, les employeurs restent "réticents" à recruter des salariés âgés, déplore le COR, qui relève également la "démotivation" de certains demandeurs d'emploi qui ont "intériorisé la discrimination liée à l'âge".

Le COR tente également d'éclairer le choix du gouvernement qui doit, courant 2007, examiner la question de la revalorisation des pensions. Il le met en garde contre une revalorisation du montant des pensions indexée sur l'évolution des salaires, et non plus sur les prix, qui ne serait pas accompagnée par des "mesures supplémentaires de redressement" financier.

Le Conseil, présidé par Raphaël Hadas-Lebel, s'alarme toutefois des écarts de traitement persistants entre hommes et femmes, liés à des "salaires féminins plus faibles, des carrières féminines plus courtes et le temps partiel imposé, générant des pensions inférieures".

Pour remédier à cette situation, le COR propose que les interruptions de carrière des femmes soient "courts et bien indemnisés" et qu'elles bénéficient "d'une offre accrue pour l'accueil des jeunes enfants".

Parmi les inégalités de traitement, le COR se penche en outre sur les régimes spéciaux qui n'ont pas été réformés en 2003 - EDF-GDF, SNCF, RATP, clercs de notaires etc.

Il juge "difficile de ne pas imaginer que la nouvelle étape de hausse de la durée d'assurance prévue en 2008 ne s'accompagne pas de questions sur l'évolution des régimes spéciaux", réitérant ainsi une remarque formulée en mars 2006.

Enfin, le COR dénonce les effets pervers de l'épargne-retraite, que l'actuelle majorité a voulu encourager depuis 2003 mais qui tend à "reproduire durant la retraite les inégalités de revenus des ménages durant la vie active".

SDF sous les tentes: une "solution dans les prochaines heures", affirme Villepin

Des tentes pour les SDF au bord du canal Saint-Martin, le 2 janvier 2007 à Paris

Dominique de Villepin a affirmé dimanche sur Canal+ que le gouvernement espérait trouver "dans les prochaines heures" une "solution" pour tous les SDF installés sous des tentes à Paris et en province, invitant "chacun à y mettre un peu du sien".

"Nous sommes en discussion avec les associations", notamment Les Enfants de Don Quichotte pour "régler le problème de ceux qui sont dans la rue et en particulier (près du) canal Saint-Martin (à Paris) et autres" et "trouver une solution à ceux qui sont sous les tentes", a déclaré le Premier ministre.

"Jean-Louis Borloo s'est couché à trois heures du matin (...) Nous allons, je le pense dans les prochaines heures, trouver cette solution, trouver une solution pour chacun", a-t-il dit.

Le gouvernement "va apporter des réponses ponctuelles en liaison avec les collectivités". "Il faut trouver le moyen d'apporter des justes réponses. Il y en a qui veulent avoir une chambre seule, je veux bien (...) Chacun doit y mettre un peu du sien, y compris les associations, il faut être un peu réaliste", a insisté M. de Villepin.

"Il vaut mieux loger dans une chambre à deux ou à trois que loger au bord d'un canal, c'est moins mauvais pour la santé. Donc trouvons la bonne solution. Faisons en sorte d'améliorer la situation au fil des années et c'est le travail que nous allons faire d'ici 2008" pour mettre en place progressivement le droit opposable au logement, annoncé mercredi, a ajouté le chef du gouvernement.

"Il y a 20.000, en gros, SDF en France, il y a environ 100.000 (personnes) qui sont dans des logements insalubres, inacceptables", a-t-il dit.

Chirac et Villepin n'ont pas renoncé à être candidats, selon Devedjian

Patrick Devedjian, le 2 septembre 2006 à MarseilleJacques Chirac n'a pas totalement renoncé à être candidat à sa propre succession mais un retournement de l'opinion en ce sens semble "impossible", a estimé dimanche sur Radio-J Patrick Devejdian, conseiller de Nicolas Sarkozy à l'UMP.

M. Devedjian a également déclaré que le Premier ministre, Dominique de Villepin, "semble ne pas avoir renoncé" à être de son côté candidat à la présidentielle, mais a estimé qu'il n'y avait pas "d'espace politique" pour une telle candidature.

"Je pense qu'au bout du compte, la raison triomphera et que tout le monde finira par soutenir Nicolas Sarkozy", qui doit recevoir le 14 janvier le "soutien" de l'UMP à sa candidature, a assuré M. Devedjian. Il a toutefois estimé que M. de Villepin n'assisterait pas au congrès de l'UMP et que le président Chirac n'enverrait pas de message de soutien.

"Je pense que le successeur préféré de Jacques Chirac, c'était Jacques Chirac", a déclaré M. Devedjian.

"Jacques Chirac a de moins en moins d'espoir pour pouvoir jouer sa partie mais en garde un petit peu car il est revenu de l'enfer pour son premier mandat", a-t-il déclaré.

Relevant que, selon un sondage publié dimanche, 81% des Français souhaitent que M. Chirac ne se représente pas mais que le chef de l'Etat a indiqué qu'il ne se prononcerait qu'au cours du premier trimestre, le conseiller de M. Sarkozy a estimé que le président "a l'espoir d'ici là de pouvoir avoir dans le corps électoral un score un peu plus avantageux".

"Je pense que c'est impossible que le corps électoral change d'attitude à son égard", a-t-il toutefois estimé.

"Quand il (M. Chirac) aura acté le fait qu'il n'y a pas d'espoir pour lui il lui (à M. Sarkozy) apportera son soutien car c'est le candidat de son camp".

Interrogé sur une éventuelle candidature du Premier ministre, M. Devedjian a estimé qu'il "semble qu'il n'ait pas renoncé". "Mais il ne suffit pas d'une volonté, il faut un espace politique". Il a toutefois relevé que M. de Villepin "a dit qu'il y aurait un seul candidat de notre camp".

Interrogé sur la date du départ de M. Sarkozy du gouvernement, M. Devedjian a affirmé ne pas la connaître, soulignant que la décision relevait du ministre de l'Intérieur qui a, selon lui, "parfaitement bien intériorisé" le fait qu'il y ait "un moment assez indéfinissable où l'opinion se polarise sur l'élection et considère qu'on est plus un ministre".